Depollunet

ou la dépollution de l'air

 

8.2. LES BESOINS

Pour bien concevoir une installation de nettoyage centralisée, il faut répondre à 3 critères :

anibull2 Aspirer

La vitesse de captation des poussières est importante. Elle dépend du produit aspiré et conditionne la forme des suceuses utilisées, en fonction du travail effectué.

anibull2 Transporter

Les tuyauteries de transport devront être conçues pour éviter :

    • tout dépôt (vitesse optimum, piquages des dérivations par le dessus) ;
    • toute fuite (raccords étanches, prises automatiques) ;
    • toute perte d’énergie (tracé aérodynamique).

anibull2 Réceptionner à poste fixe

La centrale de dépression pourra être prévue pour 1 à 4 prises en fonctionnement simultané. Elle sera complétée par un groupe filtrant assurant la séparation air/déchets en continue, un système de protection en cas de rupture de manches, une soupape de dépression en cas de bouchage et enfin un caisson d’insonorisation évitant la transmission du bruit de cette centrale.

Nous allons examiner ces différents critères un par un.

8.2.1. Aspirer

En règle générale, pour un nettoyage centralisé ainsi que pour le captage d’une machine portative on prendra une vitesse d’air de 35 m/s dans le flexible d’aspiration.

Du fait que ce type d’installations fonctionne avec des dépressions minimales de 1000 daPa au niveau de la suceuse, il ne faut pas négliger, dans les calculs et notamment dans le choix de la centrale, la variation du débit d’air volumique. A partir de ce débit calculé, il sera possible de déterminer, le diamètre des canalisations et la perte de charge comme on le fait couramment pour les réseaux d’aspiration.

Le calcul pourra être réalisé à partir des formules suivantes :

anibull2 Débit d’air

image009

ou

anibullr Q = Débit d’air volumique (m3/h)

anibullr Qinit = Débit d’air nécessaire (m3/h)

anibullr Patm = pression atmosphérique (bar)

anibullr ΔPcircuit = Dépression surpresseur (bar)

image011

anibull2Dépression

A la demande du client on fera avec un choix au départ d’une dépression qui pourra être de 1000 ou 2000 daPa (soit 0,1 ou 0,2 bar).

L’installation s’étudiera comme une installation d’aspiration. On détermine un réseau de gaine et un circuit et on calcule la perte de charge de ce réseau. Au cas où le surpresseur est beaucoup plus puissant que les besoins, il sera possible d’équilibrer le réseau par l’adjonction d’une perte de charge artificielle (vanne).

Il y a cependant une limite à ne pas dépasser avec le filtre Type CNC standard.
En effet, ce dernier est calculé pour résister à 5000 daPa ou 0,5 bar.

8.2.2. Transporter

Les tuyauteries seront prévues généralement en section constante (selon le nombre de poste en fonctionne­ment simultané) afin de conserver une vitesse optimum de 25 à 35 m/s.

Afin d’éviter des dépôts, de l’usure, on cherchera à faire des piquages soit horizon­taux soit (mieux) par le dessus.

Les raccordements entre chaque gaine seront obligatoirement étan­ches soit soudés, soit assemblés par des raccords spéciaux type « Morris ».

Comme pour un réseau d’aspiration standard, on évitera:

anibullr tout piquage à 90°

anibullr tout changement brusque de direction

anibullr tout changement brusque de section.

8.2.3. Réception à poste fixe

Le poste de réception devra comprendre :

  1. un élément de séparation matière assurant la filtration continue de l’air de transport (Cyclofiltre CNC) ;
  2. un système de récupération du produit soit par écluse rotative soit par double sas électro-commandé, soit encore par poubelle étanche (attention à la dépression) ;
  3. un ensemble de sécurité placé entre le filtre et le surpresseur
  4. un surpresseur muni d’un caisson d’insonorisation et d’un piège à son sur la sortie d’air.